News des entrepreneurs

Interview d'entrepreneur

26 avril 2017

Interview d'entrepreneur

Cynthia Houdart de Dactylo’Cyn

Ce mois-ci c’est Cynthia Houdart de Dactylo’Cyn qui se prête au jeu de l’interview Coopnews. Une bonne occasion de découvrir cette entrepreneure qui s’est lancée en utilisant l’offre de services de nos deux coopératives Grands Ensemble et SMart. Témoignage.

Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je m'appelle Cynthia, j'ai bientôt 25 ans, je suis en couple avec Julien et maman d'un petit Léo de 2 ans et demi. Je suis originaire de Lens. J'ai passé mon Bac S en 2010 et mon diplôme de Secrétaire médicale en 2012. J'ai toujours travaillé en tant que secrétaire pour aider mes parents, qui étaient chefs d'entreprise dans la vente de bois de chauffage mais il me manquait le côté "social". C'est pourquoi j'ai passé le diplôme de secrétaire médicale pour ainsi allier secrétariat et social.

Je suis aujourd'hui secrétaire indépendante, via Grands Ensemble, puisque j'ai développé mon activité Dactylo'Cyn au sein de la coopérative​ depuis mars 2016. Je propose une aide administrative aux professionnels de santé mais aussi aux particuliers et au TPE : dactylographie de compte rendus médicaux, pré comptabilité, permanence téléphonique... Très peu de télétravail, je préfère aller chez les clients pour garder cette proximité et un contact humain.

Parles-nous de ton parcours dans la coopérative ?

Je suis arrivée en mars 2016 chez Grands Ensemble, plutôt peu sûre de moi avec un projet assez timide. J'y ai fait des formations, je vois régulièrement des entrepreneurs avec des parcours différents. J'ai beaucoup grandi personnellement, j'ai appris beaucoup de choses et surtout à développer mon côté commercial, grâce aux conseils et aux expériences des membres de GrandsEnsemble. Aujourd'hui, j'ai un agenda bien rempli et j'ai pu embaucher Pauline, en février, en CDD, via SMart qui est elle aussi secrétaire médicale pour me décharger.

Comment as-tu eu l'idée du statut d'entrepreneur-salarié ?

Je me suis faite accompagnée par le CLAP de Croix Wasquehal et lorsque nous avons abordé le statut de l'entreprise, je leur ai dit que le RSI me faisait peur et que l'insécurité du statut entrepreneur n'était pas envisageable pour moi, maman d'un petit garçon. Ma conseillère m'a alors proposé de me renseigner chez Grands Ensemble où je m'y suis tout de suite senti en sécurité. Je pensais aussi personnellement que le statut d'entrepreneur ne donnait pas une bonne image auprès du client. Avoir des fiches de paie et un CDI m'a aussi beaucoup aidé dans ma vie personnelle.

Qu'est-ce que cela t'apporte dans ta vie professionnelle ?

Avoir créé mon entreprise en sécurité m'apporte une confiance et m'enlève beaucoup de stress. Le service chez GE est assez complet. Par exemple, j'ai eu besoin de faire valider mes conventions de sous-traitance et non concurrence, Pauline, ma gestionnaire d'activités, m'a mis en relation avec le service juridique. En étant chez Grands Ensemble avec un salaire lissé j'ai moins peur du lendemain et je peux prendre un peu plus de risques, disons que j'ai le droit à l'erreur de temps en temps. Mes clients me voient épanouie et sûre de moi, ils me font donc entièrement confiance.

Des projets à venir ? Une actu à partager ?

Oh oui ! Plein de projets ! A court terme j'aimerais proposer de la formation au vocabulaire médical (accès sur la radiologie principalement) et des remises à niveau en Français. D'ici deux ans, mon objectif est d'embaucher 3 secrétaires et d'ici cinq ans, mon objectif est d'ouvrir une agence administrative avec une permanence sociale (aide administrative aux particuliers) et avoir une équipe de secrétaires sur site.

Pour l'actu, nous sommes sur 2 appels d'offres énormes : un contrat de 400 heures et un contrat de 150 heures. Nous venons de remporter celui de 150 heures pour un remplacement chez des angiologues, ce qui fait que Pauline n'est plus libre juillet août et nous attendons la réponse du deuxième. S’il revient accepté, Pauline sera à 100% du 2 mai au 31 août et moi à 90%.

A bientôt chez Dactylo'Cyn !

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LOST IN TRANSITION

24 mars 2017

LOST IN TRANSITION

LOST IN TRANSITION

GrandsEnsemble - BIEN FAIT POUR TA COM'

Bien Fait Pour Ta Com’ est une coopérative de communication née en 2016 de la volonté d’indépendants de travailler ensemble pour accompagner les acteurs de la transition économique, sociale et écologique dans la valorisation de leurs projets.

A notre échelle, nous voulons saluer ces initiatives utiles et innovantes en mettant à disposition notre savoir-faire : la communication.
Nous proposons de leur donner un coup de projecteur à travers l’organisation, sur la métropole lilloise, d’un événement ouvert, inspirant, festif, instructif.

VOTER POUR CE PROJET ! 



Focus sur les métiers de l’audiovisuel & les projets transmédias

8 mars 2017

Focus sur les métiers de l’audiovisuel & les projets transmédias

TRAVELLING

Lundi 20 Mars 2017 de 16h à minuit à l’Hybride | 18 Rue Gosselet | Lille

A l’heure où les métiers de l’audiovisuel se diversifient, où les projets transmédias se multiplient, comment les acteurs de la filière peuvent-ils coopérer et mutualiser leurs compétences et leurs outils ?

16h // Table ronde avec : Pauline Casalis-monteuse, Elixir Studio, L’association La Fabrique, Le Fresnoy, les Productions Au Clair de Lune, Pictanovo, Plaine Images, Rencontres Audiovisuelles, SMart.
Modérateur : Philippe Fréville

18h // Présentation de la solution de gestion audiovisuelle SMart

19h // Apéro dînatoire

Et tout au long de la soirée, focus sur les projets des membres SMart-GrandsEnsemble et de nos partenaires (vidéo, film d’animation, clip, documentaire, expérience interactive, mapping, vjing, etc.).

Voir le programme complet

Sur invitation

Contact : cbastien@smartfr.fr



Interview d'entrepreneur

1 mars 2017

Interview d'entrepreneur

Laura Campisano

Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ? 

Moi c’est Laura Campisano, j’ai 36 ans et j’ai entamé une reconversion professionnelle pour me rapprocher de ce que je voulais vraiment faire dans la vie. Et je crois que j’ai trouvé : ce que je veux faire c’est écrire, c’est raconter des choses, c’est raconter des gens, mettre mon écriture au service des autres. D’un côté, pour les entreprises, je suis rédactrice de contenus et d’histoires d’entreprises à destination des salariés et des collaborateurs. D’un autre côté, je fais de l’écriture de biographies positives. C’est comme des bilans de compétences, ça permet de faire une rétrospective, de se situer à un moment donné. Ou alors ça permet de transmettre son histoire, son vécu à ses enfants et petits-enfants. L’objectif c’est que ce soit toujours bienveillant, c’est pour avancer. C’est pour ça que c’est positif. En septembre, j’intègre l’école de journalisme. Grands Ensemble me donne l’occasion de garder mon activité avec déjà un statut d’entrepreneur-salarié. C’est rassurant, ça fait moins peur. 

C’est pour cela que tu as intégré la coopérative ? Pour la sécurité du statut ?

J’étais en profession libérale avant. J’avais peur de ça, de l’insécurité du statut d’indépendante que j’ai vécu pendant cinq ans. En même temps, j’avais la volonté d’entreprendre, du coup j’étais un peu coincée. Quand soudain : « la lumière Grands Ensemble » ! Sans exagérer, c’est l’effet que ça m’a fait. Ça correspond à ce que je cherche : me sentir utile, coopérer, être en bonne intelligence, réussir à faire quelque chose de bien. Pour moi, c’est ça Grands Ensemble.

Parles-nous un peu de ton parcours au sein de la coopérative ? 

Ça avance doucement mais surement. Ca dépend de l’activité bien sûr. Là, j’ai un gros projet de rédaction d’un livre pour un gros éditeur du Nord-Pas-de-Calais. Grands Ensemble m’a permis d’accepter cette mission. C’est les premiers sous, le premier devis, la première facture… Ça va me permettre de dégager un salaire, un CDI en août (je suis un cas particulier, je suis en CSP). Ça va me permettre de vivre de ma passion-métier. C’est dingue ! Tout le monde n’a pas cette chance et j’aurais pu passer à côté s’il n’y avait pas eu Grands Ensemble. Ça ouvre des champs que je n’avais pas imaginés. Depuis la première réunion à Grands Ensemble, mon projet s’affine. J’ai rencontré plein de professionnels : des professionnels du marketing, de la com’, etc. et je me suis professionnalisée. J’avais un blog perso qui s’appelle « Y’a d’la joie », du coup, c’est le nom que j’ai choisi pour mes biographies positives. Du coup, ça me repositionne car je vais en faire un site. C’est plus pro, et comme les gens me connaissent déjà via les réseaux sociaux, je suis plus crédible. Grands Ensemble déclenche plein de choses dans mon parcours. Le livre que j’écris là va me permettre de me positionner sur le marché, j’aurais des références, là je travaille mon réseau. Je suis hyper positive moi-même donc je pense que ça va fonctionner. C’est le pied à l’étrier. 

Tu peux revenir sur la genèse de ton projet ? Comment tu as eu l’idée de faire des biographies positives ? 

Ça m’est venu de ma vie perso. Je suis d’origine italienne et mon grand-père est venu en France pour travailler dans les mines du Nord-Pas-de-Calais. Je connaissais l’histoire mais sans plus et quand il est décédé, je n’avais pas pu raconter son histoire. Du coup, j’ai décidé de le faire pour les autres. Ça c’est le point de départ. Et ensuite, il y a le volet développement personnel. Moi j’ai changé de vie professionnelle de façon assez radicale. Pour prendre confiance en moi, il fallait que je sache d’où je venais. Alors j’ai pris une feuille, j’ai tracé un trait de ma naissance à maintenant et j’ai vu tout ce que j’avais déjà accompli. Ça m’a rassurée. J’ai vu ce que j’avais fait et ça m’a donné envie d’aller plus loin. J’ai regardé dans le rétroviseur pour me positionner pour demain. Et donc j’ai décidé de le faire aussi pour les autres. Et quand j’en parle, bah ça match ! J’ai plusieurs contacts pour les deux prestations. Ce qui fait beaucoup de choses à faire quand j’y pense ! Mais c’est cool, c’est des rencontres. A tel point, qu’une de mes amies, journaliste au Québec et aussi à l’origine du blog « Y’a d’la joie », voudrait faire ça. Elle se renseigne pour entrer dans une structure comme Grands Ensemble au Canada. Ça fait des petits de raconter les histoires des autres. On pourrait même collaborer. Donc c’est encore mieux : tu crées un truc de toutes pièces et d’autres personnes veulent le faire aussi. C’est cool, je crois. 

Est-ce que tu peux nous parler de tes projets en dehors de la coopérative ? 

Je développe les cafés suspendus à Lille. L’idée c’est que tu prépayes un café pour les personnes qui n’en ont pas les moyens. Il y a entre 45% et 48% de précaires en France, pas que les SDF, mais ceux qui ont entre rien et tout juste. Ça ne va pas venir du haut donc faut que ça aille du bas vers le haut. On ne peut pas attendre que quelqu’un le fasse pour nous. On n’a pas ce luxe-là. Mais je voudrais développer cela pour la culture aussi. Pour faire ça, je distribue des livres aux SDF avec le collectif Sans Maille ça caille. Ça fait le lien avec les cafés, ils se mettent dans un coin et ils lisent. Ce n’est pas pour rien qu’on parle beaucoup de café-livres. D’ailleurs, mon objectif à long-terme c’est d’ouvrir une librairie. Bref, je veux donc développer un volet culture. C’est l’idée du tout suspendu : « Lille suspend ton café, ton resto, ton expo », que tout le monde puisse y aller. Ce n’est pas réservé à une élite, faut pas déconner ! Je voudrais aussi filer un coup de main à ceux qui ne savent pas lire et écrire (soit 7% de la population française). Du coup, je me forme dans le cadre de mon CSP pour former les adultes. Je me dis que si tu veux faire un truc de ta vie, fait-le. Faut être acteur de sa vie un peu. On est un collectif de citoyens, pour être une grande Nation, il faut se prendre en main. Aujourd’hui, on m’appelle pour développer les cafés suspendus à Douai, Arras ou Lens. C’est l’esprit ESS qu’on retrouve chez Grands Ensemble. C’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille : ce modèle, on peut le faire dans la société. On peut le répéter à l’infini. J’ai voulu être avocate pour faire tout ça mais j’étais dans un environnement qui ne me correspondait pas. Aujourd’hui, je peux. L’idée c’est d’apprendre sur toi, de mettre à profit et de faire rejaillir sur les autres. C’est une circulation de l’énergie. Ça permet de bien dormir la nuit. T’es crevée mais c’est une bonne fatigue. 

Du coup, comment tu lies ton engagement citoyen à ton activité économique ? 

C’est vrai que ça fait beaucoup et j’ai toujours plein d’idées qui arrivent. Je suis sur quatre fronts en même temps donc c’est difficile de faire le tri. Mais tout est lié par la volonté d’aider les autres. Après moi, mon idée, c’est d’avoir de l’argent qui me permette de faire émerger d’autres projets. L’argent ce n’est pas une finalité, c’est un outil, un peu comme une pelle ou une truelle, ça te permet de construire des choses. Mon idée, c’est de collecter pour pouvoir redistribuer, pas de m’enrichir. Je crois que c’est Pierre Rabhi qui a dit que le lion dans la savane, il mange une gazelle pour se rassasier, pas douze. Moi c’est pareil, je n’ai pas besoin de plusieurs gazelles. 

Pour finir, une petite actu à partager ? 

Sur mon blog « Y’a d’la joie », je vais proposer deux choses :

  • Faire des portraits inspirants de porteurs de projets dont des personnes chez Grands Ensemble
  • Une biographie positive du collectif solidaire Sans maille ça caille 

Blog « Y’a d’la joie »